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Publié le 22 avril 2026

Le Lapic : notre ruisseau des Danaïdes…

Nouvelle pollution ce jeudi 16 avril sur le Lapic, cet affluent urbain qui traverse Landivisiau. Nouvelle pollution car cet affluent de l’Elorn paye cher sa traversée des zones d’activités : fuites dans les réseaux, négligences, malveillances. Comble de malheur, c’est un émissaire particulièrement attractif pour les truites du cours principal qui viennent y pondre leurs œufs. Cette fois encore avec la perte de 120 à 150 poissons, le cheptel sauvage paye cher. Nous estimons que depuis une dizaine années nous avons perdu plus de 1.200 truites au cours des multiples « accidents ». Etat des lieux par Gérard Sponnagel notre administrateur en charge du secteur de Landivisiau.

Le Lapic qui prend ses sources au nord de la voie express vient d’être victime d’une énième pollution le 16 avril dernier. Elle a provoqué la mortalité totale de toute la faune aquatique entre a minima, la zone du Vern et le rond-point du Lapic. Ce ruisseau dans lequel nous constatons plusieurs fois par an des eaux blanches ou une turbidité anormale, traverse une zone industrielle qui s’est agrandie au fil des décennies sans le moindre plan d’ensemble. Le circuit exact des canalisations est le plus souvent méconnu, des kilomètres de tuyaux sont enfouis sous des dizaines d’hectares de surfaces bitumées. La plupart du temps, il est difficile de localiser l’origine des rejets. Il semble que certaines entreprises évacuent leurs eaux polluées dans le réseau pluvial.

Cette situation est d’autant plus inacceptable que la zone industrielle continue à s’étendre sans le moindre souci de dresser une cartographie générale du réseau. L’an dernier déjà début mars des rejets polluants avaient occasionné la mortalité totale des poissons de Kerzuguel  à 200 m en dessus du Super U. Notre association et Madame le maire, Laurence Claisse, avaient déposé plainte.

Cette fois une mortalité de 120 à 150 truites est à déplorer en plus de chabots et goujons et sans compter les alevins qui viennent d’éclore et qui se comptaient par milliers.

Il est impératif que cette situation soit clarifiée et que les responsables soient identifiés.  Il est inadmissible que nous ayons à déplorer ces pollutions à répétition en amont d’une l’usine de production d’eau potable qui alimente plus de 320.000 consommateurs. En outre, l’impact est majeur sur les populations de truites, saumons, anguilles, loches, chabot, goujons dont des espèces d’intérêt européen. C’est une perte sèche pour les effectifs de salmonidés de l’Elorn d’où proviennent les géniteurs.
Véritable tonneau des Danaïdes ce processus de recolonisation se heurte systématiquement à ces pollutions.

Plainte a été déposée par l’AAPPMA, l’enquête suit son cours. Affaire à suivre.

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