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Publié le 15 mai 2026
Conformément à ce qui avait été anticipé, cette semaine est plus critique. Les vents se sont calés au Nord et les températures ont chuté largement en dessous des moyennes de saison. 9.5° en fond de vallée à 14h00 le jeudi 14 mai, averse de grêle vers 17h00.

Sur la rivière principale les conditions de pêche à la mouche sont devenues plus difficiles avec des éclosions assez timides, limitées à quelques séquences courtes et qui ne mettaient les truites en poste qu’en pontillés. Il fallait être là au bon moment pour être récompensé. Le parcours mouche s’est notamment animé entre 16h00 et 20h00. La nymphe a donné quelques résultats ponctuels mais généralement des poissons plus petits. Enfin de fortes rafales d’un vent froid contrariaient le vol de la soie sur la rivière. Dur.
Mais ces conditions peu confortables n’ont pas fait que des malheureux. Pour qui choisissait de sortir le matériel de lancer ultra-léger pour arpenter les affluents de l’Elorn, alors de belles séances se profilaient.

La Dour Kamm ou encore le Quillivaron mais également en Penguilly ou le Stain sont les meilleurs affluents avec toutefois une mention spéciale pour le Quillivaron et son parcours de Sainte-Anasthasie, sainte miraculeuse réputée amener le succès aux examens (c’est de saison !). Bien avant, alors que le christianisme n’avait pas encore remplacé la religion polythéiste d’origine, cette fontaine était l’antre d’une divinité sensée favoriser les grossesses.

Ce parcours, à partir de Traon Louarn, dure 4 à 5 heures environ. Il est exploitable dans son intégralité au lancer léger mais est aussi praticable à la mouche pour autant que la canne soit inférieure à 7 pieds. Le fond de vallée est constitué de prairies, zones humides et terrains hydromorphes avec quelques friches ça et là.
La population de truite d’une densité très étoffée est constituée essentiellement de sujets de 18 à 24cm avec ponctuellement des spécimens qui atteignent les 28 – 30cm. Au delà c’est l’exception et un signe d’un destin assez miraculeux car la loutre est bien présente sur le parcours et doit prélever son du.

Les affluents de l’Elorn sont certes moins connus que la rivière principale mais offrent un potentiel extraordinaire, ceci en plus de leur intérêt paysager, faunistique et floristique. Ils prennent très bien le relais lorsque les conditions sont moins favorables et en été, lorsque le soir tous les poissons sont dehors, permettent des séances somptueuses.
Ce ne sont pas les plans B de la pêche sur l’Elorn mais bien les plans A-bis.