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Publié le 31 mai 2026
La vague de chaleur qui a affecté l’ouest de la France et la Bretagne en particulier n’avait jamais atteint un tel niveau et à recruté sur tous les critères. Précocité tout d’abord, entre les 20 et 29 mai. Durée, plus d’une semaine. Températures diurnes tutoyant les 34° (33.6° à Landivisiau le 26 mai). Température nocturnes de 22° sachant qu’au delà de 20° on parle de « nuit tropicale ». Enfin un mois avant le solstice d’été et une luminosité d’une quinzaine d’heures par jour. C’est un facteur aggravant.

Après un hiver historiquement pluvieux, il n’y a pas exemple connu de telles températures en mai. Nous sommes bien entrés dans l’ère des grandes perturbations climatiques et parfaitement dans la ligne des anticipations des climatologues : hivers plus arrosés, étés plus chauds. Il va falloir s’y préparer et espérer qu’ils se sont trompés sur la troisième anticipation : survenance de longues périodes de sécheresse.
En quinze jours le débit de l’Elorn s’est tassé à un niveau encore très correct qui va maintenant rester en l’état durant tout l’été grâce au soutien d’étiage permis par le lac du Drennec. Les affluents ont également baissé mais les niveaux demeurent pour le moment soutenus du moins pour ceux qui ont un bassin versant qui ne prend pas sa source dans les zones agricoles les plus intensives de la partie Nord du bassin versant, en aval de Landivisiau.
Ces deux photos du Quillivaron prises les 10 et 30 mai 2026 montrent une baisse de niveau réelle mais pas catastrophique.


La vie de la rivière s’est immédiatement adaptée à ces conditions avec des éclosions dès 08h30 du matin puis un ralentissement de l’activité à partir de 10h30.
Les insectes ont continué à être présents tout au long de la journée et ont été plus courageux que les pêcheurs qui ne désiraient pas bouillir dans leurs waders. La rivière a été très peu – voire très peu – fréquentée passés les 28°.
En revanche comme en plein été l’Elorn s’est animée à partir de 20h00 – 20h30 avec de beaux poissons qui se sont mis en poste. Les coups du soir ont été longs et denses avec de belles truites en chasse et faisant le plein d’insectes.

Elles sont volontiers montées sur des mouches d’ensemble à totalité rousse, grise ou brune avec des corps cerclés de tinsel or ou argent. Les imitations de mouche de mai voire de grosses Panama sur hameçon de 10 à 12 ont également donné de bons résultats. Les artificielles de type Klinkhamer qui s’approchent d’un insecte en voie d’émergence ont également trouvé les faveurs des poissons ainsi que les nymphes plombées assez lourd pour explorer les courants profonds.

Sur les ruisseaux les truites sont évidemment de taille plus restreinte mais ont été volontaires. Une lame d’eau encore très acceptable à mis le poisson à table notamment à partir du 30 avec la chute des températures. La cuillère à donné de bons résultats notamment dans les couloirs ombragés.

La grande inconnue reste maintenant à voir ce que cette météo erratique (10° et grêle le 10 mai, 34° le 28 mai) nous réserve pour ces prochaines semaines. La température de l’eau est déjà au niveau d’un mois de fin juin – début juillet et on ne peut qu’espérer maintenant une période fraîche et pluvieuse pour remettre les pendules à l’heure.
Il est toutefois clair que si nous subissons encore deux ou trois épisodes aussi chauds, l’ensemble des écosystèmes va souffrir et nous réserver un été difficile. On croise les doigts.
