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Publié le 6 juin 2026

Voir, juger, agir : le Drennec par temps de chien.

« Rrrahhh… trop de vent. j’peux pas lancer. Il n’y a rien à faire !« … bon nombre de pêcheurs se sont faits cette réflexion après s’être échinés à lutter contre le vent cette semaine. 

D’autres se sont mis vent dans le dos à l’abri des boisements et ont éructé une autre variante  » Rrrahhh… trop de vent… elles ont le bec cloué, elles sont pas là, il n’y a rien à faire« .

Et puis d’autres encore, plus rares il est vrai, ont pris le temps voir. Suivre des yeux le cheminement des vagues et constater qu’elles poussent les débris végétaux vers des culs de sacs où elles se concentrent contre la berge. Observer le vol des hirondelles et constater leur brusque changement de direction pour attraper au vol un insecte bousculé par la bourrasque au raz de l’eau. 

Ils ont aussi jugé que si débris et insectes se concentraient sur ces endroits spécifiques alors sous la surface il devait se passer bien des choses à condition de se livrer à une patiente prospection pour trouver la bonne ligne de vent. 

Car on vous l’a dit et redit, même si le lac du Drennec est ré-empoissonné par des truites arc-en-ciel, la nature particulière de ce plan d’eau les ensauvage rapidement et leur fait oublier leurs bassins de naissance.

Enfin ils en ont tiré toutes les conclusions utiles pour agir efficacement. Et le succès est venu avec de petites nymphes noires et suffisamment plombées pour peigner une profondeur d’un mètre environ.

Après une patiente prospection le succès est venu et laissons Franck Ripault conclure sa journée : 

« Aujourd’hui donc (mercredi 3 juin), j’ai ratissé les anses sans succès, eau trop chaude. J’ai choisi les endroits où le tombant était proche avec présence de vagues et d’une belle ligne de vent (présence de débris de végétaux, un bon indicateur pour trouver les poissons qui se gavent d’insectes noyés). Les rafales plaquaient des abeilles, présence d’olives. Les poissons se trouvaient à 10 mètres du bord. J’utilisais de petites nymphes noires, soie tricotées. Touches ultra violentes sous un mètre de la surface. 10 truites en une heure. J’ai quand même dû patienter 4 h avant de comprendre la dynamique du jour du lac et la mouche adéquate et puis il y a eu un coup de chance... ».

Un coup de chance ? Pas sûr… En mouche d’estuaire pour le bar comme sur le lac du Drennec pour la truite, la Ripault’s Touch se base sur cette devise que beaucoup de gens connaissent en Bretagne. 

Voir et s’immerger dans le milieu. Juger et tirer les bonnes conclusions. Agir et trouver la bonne solution.

(Merci à Franck & Ewan pour leurs photos)

une vague