J -
Publié le 22 octobre 2026
Vous pensiez sûrement que les sociétaires de l’Elorn mettaient de côté leur domaine de pêche après la fermeture de la pêche ! Il n’en est rien car la vie de notre association ne connaît jamais de pause.

Nos chantiers de rivière s’étalent sur toute l’année et peuvent être segmentés en 3 catégories :
. La viabilisation des parcours de pêche afin de faciliter l’accès à l’activité halieutique. Le fait que nos professionnels et bénévoles fréquentent la rivière permet une gestion au plus fin, gardant les souches et créant des couloirs pour faire passer une mouche ou un leurre. Ils se chargent aussi de faciliter les accès à la rivière.

. La suppression d’embâcles, de bouchons de branchages flottants sur les affluents et le cours principal afin de favoriser le transit des poissons vers les frayères et que tous les secteurs à granulométrie favorable puissent être valorisés par les géniteurs, truites et saumons.

. Enfin la reconstitution de berges ravinées par l’érosion en raison de l’effondrement d’arbres ou de crues rendues plus dévastatrices par l’altération des maillages bocagers.

Pour les pêcheuses et les pêcheurs de l’Elorn c’est un moyen de garder le contact pendant la morte – saison de la pêche et de passer un bon moment ensemble.

C’est aussi une manière plus utile et moins chère pour garder la forme qu’une séance à la salle de sport. D’ailleurs avec quelques séances par an le prix du permis est réduit.

C’est enfin un excellent apprentissage du fonctionnement de la rivière et la mise en mémoire d’un certain nombre de parcours qui seront explorés à l’ouverture. Rien de tel qu’un entretien de parcours pour repérer des trous et des dessous de berges insoupçonnés et lourds de promesses.
Toutefois, la gestion de l’Elorn est tout sauf statique. De nouveaux enjeux se font jour pour faire face à une situation évolutive sous contrainte du changement climatique.

. Comment favoriser une gestion des rives permettant le maintien de zones d’ombre afin d’éviter un réchauffement des eaux en période de canicule ?
. Comment faire face à des sécheresses sévères et créer des zones – refuges pour les poissons à l’abri des cormorans qui dévastent les bancs de salmonidés calés dans les profonds ?

. Comment restaurer les berges et les rendre aptes a faire face à des crues toujours plus fortes (hiver 2025 – 2026) et à haut potentiel érosif ? Après bien des essais nous avons enfin trouvé la bonne martingale qui fédère les trois objectifs d’une bonne restauration de berge : faire face au potentiel érosif de crues sévères et prolongées, recours à des matériaux naturels, création de lieux d’accueil pour la biodiversité (insectes, batraciens, reptiles…). Voir à ce sujet notre actu du 14 juin 2026).

Bref, comment adapter la rivière aux conséquences du changement climatique et maintenir une biomasse stable voire meilleure malgré des conditions en rapide évolution ?
Autant de raisons de s’inscrire sur les trois brigades sectorielles que notre association organise sur l’Elorn aval (secteur de la Roche-Maurice), l’Elorn moyenne (secteur de Landivisiau) et la Haute-Elorn (secteur de Sizun).
Centralisation des contacts : Nicolas au 07 80 65 10 39 ou