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Publié le 11 mai 2026
Déjà deux mois depuis l’ouverture et une occasion pour évoquer nos tableaux de bord et plus particulièrement l’état de nos effectifs. Autant vous le dire, l’année 2026 commence plutôt bien.

Notre comptabilité est segmentée en 5 catégories. Les cartes annuelles, les cartes annuelles femmes, les cartes annuelles mineurs, les cartes annuelles moins de 12 ans, et enfin les adhésions hebdomadaires et journalières. Globalement nous enregistrons une augmentation de 1.8% de nos effectifs à 782 membres.
Une satisfaction tout d’abord avec un accroissement de 13% des cartes annuelles plein tarif à 241. Ce chiffre est à mettre dans la perspective de la présence de nos membres à nos assemblées générales. Ainsi le 8 mars dernier, 120 personnes y avaient participé. En conclusion on peut estimer qu’un adhérent sur deux participe à ce moment important de notre vie associative. C’est énorme et c’est une belle reconnaissance pour le travail accompli par l’équipe d’administration dans son ensemble et ses compagnons de route. Cela montre aussi l’implication de tous à la conduite de l’AAPPMA de l’Elorn.

Pour le reste nous gagnons également des adhérentes (on passe de 14 à 18) et c’est un segment que nous aimerions développer, ça monte aussi chez les mineurs (de 59 à 64) et en cartes hebdomadaires (66 à 70).
Côté pertes, celles-ci sont restreintes ou explicables. Chez les moins de 12 ans on perd trois cartes de 87 à 84 mais ce n’est pas vraiment significatif. Notre plus gros déficit est sur les cartes journalières avec une contre-performance de 18 unités. Mais là encore, une explication s’impose comme une évidence : l’année dernière ce segment avait été dynamisé par l’organisation du Championnat de France pêche à la mouche en lac. Avec évidemment l’acquisition de cartes journalières par les compétiteurs.

Reste l’objet de toutes nos attentions : la population piscicole de l’Elorn.
Nous serons amenés à faire un point sur les remontées de saumon au cours de ces prochains jours mais il n’y a pas de miracle. L’espèce est bien plus que menacée; elle est en voie de disparition. Les causes sont multiples en mer mais les filets posés dans l’estuaire de l’Elorn sont une pression à la fois navrante et inacceptable et ont comme effet de faire disparaitre les rares spécimens qui avaient bravé tous les périls. La migration de l’alose a débuté plutôt bien et tout à fait dans les temps avec quelques douzaines enregistrées à la passe de Kerhamon. La truite de mer commence aussi à pointer timidement son museau mais il faudra attendre encore quelques semaines pour avoir une idée plus nette.
Et puis évidemment la truite fario est fidèle au poste avec une population toujours aussi consistante et répartie depuis le centre ville de Landerneau jusqu’aux ruisseaux les plus amont. Le gros de la population est dans la fourchette de 24 – 28cm mais la pratique du no-kill et la restriction du nombre de poissons gardés à 3 par jour permet de toucher régulièrement des farios de 30cm+ voire 40 – 45cm. Pour le moment ces plus gros sujets restent toutefois exceptionnels.

Cette semaine va être un peu plus compliquée en rivière avec des vents secs et séchants et une chute des températures. Il se peut que l’Elorn s’assoupisse quelques jours et que la bonne solution soit de se replier sur le lac. L’autre option est d’arpenter les affluents principaux et de pêcher en pleine après-midi lorsque les insectes sont de sortie. Pas du coup du soir à attendre mais la pêche n’est heureusement pas une science exacte.
En revanche, si à partir du 20 mai comme les prévisions météo semblent l’attester, le mercure remonte et tutoie les 20 – 24°, ceci après une période fraîche, les conditions en rivière comme en lac vont de nouveau devenir excellentes. Mais d’ici là, on aura le temps de faire le point.
