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Publié le 11 octobre 2026
La nouvelle est tombée voici une semaine. Les cyanobacteries sont de retour en quantités significatives sur le lac. Les activités nautiques sont interdites mais pas la pêche.

On observe des concentrations relatives là où le vent pousse cette pollution ou là ou nulle perturbation ne meut la masse d’eau. Selon les études scientifiques, les cyanos apparaissent dans les pièces d’eau lorsque les températures sont excessives (ce qui est encore le cas car le lac refroidit lentement après cet été caniculaire) et lorsque des nutriments (azote notamment issus d’installations agroindustrielles) enrichissent le milieu…

Pour le moment on est dans l’application du principe de précaution. On garde à l’œil l’évolution de la situation, notamment dans la perspective du concours de clôture de saison du 31 octobre.
En attendant les rotengles payent un lourd tribu aux truites qui les maintiennent sous tension permanente.

Les chasses sont régulières et les bancs de cyprinidés sont sous stress permanent. L’observateur attentif constatera qu’il est possible d’anticiper les attaques. Dès que les truites tournent autour des rotengles, ceux-ci s’agitent en tout sens, y compris en surface. Les américains – qui malgré tout ne sont pas tous des idiots crépusculaires – ont une expression pour celà : « nervous water », eau nerveuse. C’est exactement ça.

Une autre approche, suggérée par Franck Ripault, consiste à surveiller les sternes auxquelles rien n’échappe et qui anticipent les envolées d’alevins.
Plus que jamais en ce moment il s’agit donc de « chasser les chasses », car les truites tournent en permanence autour des bancs, puis de poser l’imitation de petit poisson dans le voisinage de ces bouillonnements.

Par la suite c’est au pêcheur de varier les trajectoires, les rythmes et les profondeurs qu’il va imprimer à son streamer.
Le niveau du lac est bas c’est sûr, les cyanobacteries sont à maintenir sous surveillance c’est certain mais les truites du Drennec sont remontées des fonds pour faire des razzias sur les bordures…
Et ça c’est la bonne nouvelle.

(Images : Renaud)