NOS ACTUS

Retrouvez l’ensemble des actualités de l’AAPPMA de l’Élorn.

VOIR TOUTES LES ACTUALITÉS

Publié le 8 mai 2026

Elorn : plijadur braz !

Un grand plaisir en effet de fréquenter l’Elorn et ses tributaires qui sont entrés en ébullition, ceci conformément à ce qui avait été anticipé dans notre actu du 29 avril. Après quelques jours de temps lumineux et chaud est arrivée une séquence plus tiède et plus humide. La truite fario a montré un enthousiasme un peu irrégulier mais souvent soutenu. Un bonheur pour celles et ceux qui étaient là au bon moment.

Sur la rivière principale l’activité a été constante tout au long de la journée avec toutefois des niveaux d’intensité variable. Une activité assez inorganisée en matinée. Une accélération modérée et continue en après-midi. Une nette intensification à partir de 19h30 pour de nouveau ralentir sérieusement à partir de 21h00. Si coup du soir il y a pu avoir, les truites ne sont pas encore à l’heure espagnole. Elle se couchent tôt. Il n’y a pas eu de temps mort et pour qui avait choisi de passer la journée au bord de l’eau, le temps est passé très vite. Le seul moment où l’activité s’est nettement ralentie était sous l’orage.

La nymphe a été plus régulière que la mouche sèche. Des conditions assez typiques pour un début de second printemps et qui préparent la montée en puissance de la rivière qui atteindra son apogée à partir de la fin mai et durera jusqu’à la première quinzaine de juillet.

La plupart des familles d’insectes liés à la rivière sont désormais de sortie. Les mouches de mai de type Danica sont déjà bien présentes sous forme de sub-imago, d’imago et de spent. A ceci il faut y additionner les perles, les trichoptères et de petites éphémères grisâtres présentes dès 10 heures. On n’omettra pas la cohorte des chenilles et autres coléoptères qui se nourrissent des jeunes pousses de saules, aulnes et noisetiers ou encore les hyménoptères sur les plantes à fleur. Bref la vie émerge du dessous des pierres, des bancs de vase et de renoncules ou dégouline des arbres.

Du côté des tributaires principaux de l’Elorn, la pêche a déjà atteint un bon rythme de croisière. Les quatre derniers hivers ont été bien arrosés et ces ruisseaux-pépinières ont fait le plein de truites qui ont pu exploiter l’essentiel de leur chevelu pour pondre. Bon nombre d’entre elles ont rejoint la rivière principale mais la Dour Kamm comme le Quillivaron, le Stain ou le Penguily ont manifestement pu retenir une partie de l’effectif. Ces ruisseaux ne sont pas à négliger. Les poissons sont néanmoins plus petits mais très nombreux en postes comme en densité.

Ces prochains jours vont présenter une situation météorologique atypique. Les température vont chuter pratiquement de moitié par rapport à celles de début mai avec parfois un fort vent d’Est. Logiquement l’activité en rivière devrait se calmer avec une réduction de la présence des insectes aériens. Et dans ce cas les pêcheurs de l’Elorn ont une arme secrète : le lac du Drennec !

une vague