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Publié le 6 septembre 2026
La rumeur courrait depuis le printemps mais personne n’y croyait vraiment : première canicule dès le mois de mai, suivie par deux autres en juin et encore par deux autres en juillet – août avec comme corollaire une sécheresse jamais vue mettant en péril à la fois la quantité et la qualité de l’eau disponible en Finistère. Cette rumeur d’un déclassement des communes du haut- bassin de l’Aulne était sûrement une fake news répandue par des complotistes alcooliques, insomniaques et malveillants. Tôt ou tard le bon sens prévaudrait.

Eh non. Les communes de Berrien, Botmeur, Brasparts, Brennilis, la Feuillée, le Huelgoat, Loperec, Plouyé et Saint-Rivoal sont désormais épandables pour les excréments de porcs et autres lexiviats. La FDSEA du Finistère saluant la décision du Préfet du Centre – Val de Loire, coordinateur de l’action de l’Etat pour la grande région hydrologique Loire – Bretagne, comme une « première reconnaissance des efforts réalisés » mais considérant cette mesure comme « insuffisante« . Excusez du peu.

L’idée que cette partie de la Bretagne, entre bocages et vallées, entre traces d’une très ancienne occupation celte et reliefs somptueux, entre chemins creux et biodiversité exubérante, entre forêts et rivières torrentueuses soit une des plus patrimoniale du pays ne semble pas avoir effleuré nos agroindustriels et leurs sicaires étatiques.
L’idée qu’il y ait une très forte opposition locale, que l’établissement public d’aménagement et de gestion du bassin versant de l’Aulne ait exprimé une opposition unanime, que l’ensemble des maires ait exprimé son rejet de cette mesure, que la députée Melanie Thomin se joigne à l’indignation générale ne semble pas avoir été prise en compte par le préfet basé à Orléans.

Plus que jamais le lobby agroindustriel impose sa loi à l’ensemble de la société au mépris de la santé publique et des conséquences du changement climatique.
Les organisations professionnelles agricoles se plaignent de l’agri-bashing mais elles sont les premières à violenter l’ensemble du corps social et à faire, avec la complicité d’un Etat qui semble sans boussole, du déni démocratique un mode de gouvernance.
L’AAPPMA de l’Elorn exprime toute sa solidarité aux habitants, aux paysans qui savent travailler sans polluer, aux pêcheurs de l’Aulne et de ses affluents, aux maires et aux structures de coopération intercommunale.
Elle se joindra aux initiatives qui pourront être prises au cours de ces prochaines semaines.