Saison 2026 en rivière : un bilan.

Ce week-end, la pêche ferme en rivière et il ne reste plus que deux jours pour mettre au filet la belle truite, lovée le long d’une souche et qui nargait effrontément depuis la mi-juin. Si le lac du Drennec est encore ouvert jusqu’au 31 octobre pour les moucheurs exclusivement, il est temps de faire un bilan pour notre domaine de pêche en eaux vives.

D’abord, sans doute le plus important pour la prochaine saison, celle de 2027, notre linéaire a relativement peu souffert et, à deux exceptions près, sauve largement l’essentiel.

Ephemera Danica, la star du printemps particulièrement présente cette année sur l’Elorn.

Le Haut-Horn (amont de Plouvorn) s’en sort plutôt bien. Bilan plus contrasté pour le Haut-Guillec qui a néanmoins maintenu une lame d’eau passable grâce au Stang. La Haute-Flèche est en situation critique en raison de poĺlutions systémiques liées aux structures agroindustrielles. La Haute-Penzé est en apnée et frise l’assec. Ces deux dernières rivieres sont en situation fortement dégradée (voir notre actu du 19 aout 2026).

La Haute-Penzé à la mi-août : un niveau catastrophique.

L’Elorn et son chevelu ont bien résisté. Les affluents ont connu des assecs confinés à leurs extrêmes-amonts mais le cheptel de truitelles en dévalant a trouvé assez vite des eaux relativement fraîches et courantes.

La rivière principale a bénéficié d’une bonne lame d’eau tout l’été et est demeurée pêchante grâce au soutien d’étiage du lac du Drennec. Les travaux de viabilisation des accès et de consolidation des berges par nos professionnels et nos bénévoles ont gardé le tempo. Notre domaine de pêche se porte bien.

L’Elorn toute en beauté sur son cours moyen, début juin.

Que ce soit sur les affluents ou sur l’Elorn-même nous n’avons pas subi de mortalité. Ceci alors que les reproductions avaient été excellentes durant les trois précédents hivers.

C’est une bonne nouvelle pour les prochaines saisons même s’il se peut que les truites aient souffert des températures et que le stress ait ralenti leur croissance avec des effets sur le nombre d’œufs pondus et fécondés. C’est une hypothèse et une inconnue que nous ne maîtrisons pas. Toutefois les derniers poissons de la saison étaient tous sans exception en forme olympique. C’est un très bon signe qui permet d’éventer cette inquiétude.

Coup de midi du lundi 14 septembre. Un poisson en pleine forme au sortir de l’été.

Les mois de mars, avril et mai 2026 ont été excellents avec l’apparition, outre les trichoptères, les plécoptères et l’inévitable cohortes de petits éphéméroptères, de mouches de mai (ephemera danica) dès la fin avril. Les sources étaient alors encore chargées jusqu’à la gueule par les pluies de l’hiver et ont largement soutenu le débit.

Pris sur le vif, 1ère semaine de mai.

De très belles pêches ont été faites depuis Sizun jusqu’à Landerneau avec, il convient de le souligner, une densité croissante de truites de 35cm+.

La mi-mai a permis de somptueux coups de ligne.

La première canicule de la fin mai (34° a Landivisiau le 26) n’a pas eu d’incidence fâcheuse. Au contraire. Les coups du soir ont été précoces, longs et intenses sur des poissons tutoyant les 40cm. Les affluents ont aussi donné toute la mesure de leur abondante population. Dès qu’est venu un coup de frais, les truites de l’Elorn et de ses émissaires se sont animées toute la journée.

La récompense d’un explosif coup du soir de fin mai.

Le début juin et notamment le coup de pluie des 6 et 7 a déchaîné les truites sur l’ensemble du domaine de pêche. De nouveau les gros poissons étaient de sortie et se sont montrés généreux à la mouche (sèche et nymphe) comme à l’ultra-léger (hameçon simple vivement conseillé).

L’ultra-léger a lui aussi tenu toutes ses promesses en ce début juin.

Ensuite nous sommes entrés en territoire inconnu… Canicules sèches à 35 – 40° mi-juin, juillet, mi-août… 5 au total et une température de l’eau qui est montée a 21.5° au plus chaud de cet été infernal. L’été a été méditerranéen, sans ces semaines pourries, maudites par les touristes, bénies par les pêcheurs et qui font tout le charme de la Bretagne.

L’Elorn à 21° à 15h00 le 13 juillet au niveau de la Roche Maurice. Du jamais vu !

Le métabolisme de l’Elorn s’est ralenti mais ne s’est jamais vraiment arrêté. L’activité a été peu intense mais régulière le matin, l’Elorn était somnolente en après-midi, les coups du soir brefs ou inexistants. L’hydrométrie de l’air etait déterminante et elle n’était favorable aux insectes émergents et ailés qu’aux heures les plus fraiches de la journée. Un casse-tête qui était contourné par une nymphe pêchant profond ou encore par des imitations de chenilles ou de coléoptères. En prime-matinée de préférence.

Observation, créativité et imagination au pouvoir : une stratégie payante.

Il fallait en effet parfois abandonner l’entomologie des insectes d’eau au profit de celle des arbres et des graminées des bords de rivière. Chaque truite prise entre la fin juin et la mi-août pouvait être qualifiée d’adroit coup de ligne. La pêche a été difficile mais jamais l’activité ne s’est-elle totalement arrêtée. Peu de truites supérieures à 30cm ont été mises au filet, la classe 23 – 28cm constituant l’essentiel de l’effectif.

Une truite typique de ces journées plus difficiles : 27-28cm et une robe spectaculaire !

A partir de la seconde quinzaine d’août jusque ces derniers jours de la mi-septembre avant la fermeture, la rivière s’est timidement réveillée. Nuits plus longues et plus fraîches, humidité de l’air, température de l’eau à 16 – 17°, éclosions de trichoptères et de petites éphémères à teinte claire en plus des insectes des berges. Deux modestes coups de pluie à 15mm ont remis les truites en poste. Ce n’était pas la frénésie mais les courants étaient de nouveau occupés par des poissons en éveil.

Trichoptère de la Basse-Elorn, 18 septembre, 10h30.

Après le 15 août, les moucheurs ont fait eux aussi leur retour avec un certain succès. Toutefois, contrairement à l’année dernière nous n’avons pas eu cette semaine pluvieuse et libératrice de cet été infernal que nous attendions tous.
Ce n’était pas la folie du printemps mais une activité régulière le matin entre 9 et 13 heures avec des sorties à 5 – 8 truites sur 4 heures et la réapparition de poissons de 30cm+ durant cette derniere semaine avant la fermeture.

Une des dernières truites de la saison.

Ce fut une fin de saison en pente douce teintée d’inquiétude. Sous quelle forme vont apparaître les pluies de l’hiver ? fortes et soudaines ou progressives et fécondes ? Quand arriveront-elles sachant que le barrage du Drennec commence à connaître un étiage significatif ?

Mais ce fut aussi un redoutable crash-test pour notre domaine de pêche qui s’en sort plutôt bien. L’effectif est intact, la part des poissons de taille supérieure à 35cm est en accroissement, la classe 23 – 30cm est largement représentée, tant dans la rivière principale que dans les affluents, la densité de poissons de 18cm et moins est excellente.

Truite du Quillivaron. L’Elorn et ses affluents se prêtent aussi très bien à l’ultra-léger !

La bonne stratégie pour exploiter au mieux l’Elorn et ses affluents était d’avoir l’œil rivé sur la météo, de consulter notre site internet et… d’acquérir une carte annuelle de l’AAPPMA de l’Elorn pour profiter sans hésiter des conditions qui pouvaient ponctuellement survenir : coup de pluie, temps plus frais. Bref pouvoir réagir rapidement et opportunément à une saison qui a été tout sauf régulière mais souvent très gratifiante lorsque les conditions étaient favorables.

Cette année le facteur météo a été déterminant et d’une gestion difficile.

La saison 2027 entre maintenant en gestation et, une pluie régulière aidant, elle s’annonce plutôt bien.

A partir du 21 septembre et jusqu’au 31 octobre, les moucheurs prennent le pouvoir sur le Drennec !

En attendant les moucheurs vont se retrouver entre eux sur le lac du Drennec pour l’arrivée de l’automne et ceci depuis le 21 septembre jusqu’au 31 octobre.


Les Cannes de 9 pieds soie de 8 vont remplacer les 8 pieds soie de 4. Un autre style de pêche mais un même rapport intime à la beauté d’une nature qui se préparera pour l’hiver.

(Images : Eddy, Ewan, Franck, Jérôme, Lionel, Nicolas, Renaud)

Première mobilisation pour défendre les Monts d’Arrée : dimanche 20 septembre, 10 heures, Roc’h Tredudon.

L’AAPPMA de l’Elorn appelle ses adhérents, leurs familles, leurs amis à venir soutenir les maires des 9 communes des Monts d’Arrée, appuyés par les structures intercommunales de gestion du bassin versant de l’Aulne, et qui vont être soumises à des épandages d’excréments issus des élevages industriels (voir notre actu du 6 septembre).

Elle rappelle qu’alors que le Finistère et la Bretagne doivent faire face à une sécheresse historique, permettre ces épandages sur des sols connus pour être superficiels et vulnérables entrainera mécaniquement une pollution du haut bassin de l’Aulne. A bien des égards c’est aussi un sacrilège vis-à-vis d’un des plus beaux territoires ruraux de Bretagne.

La date : Dimanche 20 septembre.

Le lieu : Roc’h Tredudon.

L’heure : 10 heures.

L’association viendra avec sa banderole et sera facilement identifiable. Re zo re !

Drennec : il fallait aller les chercher dans les profonds…

Que faudrait-il faire pour que vienne la pluie ? Organiser une procession ? Sacrifier trois poules noires ? Ou tout simplement que nos gouvernants prennent enfin au sérieux ce que les scientifiques serinent depuis des dizaines d’années sans être entendus : réduire les émissions de gaz à effet de serre et mener enfin des politiques climatiques qui soient autrement qu’à peine cosmétiques.

Toujours est-il que le petit coup de pluie de la semaine dernière a fait bouger quelques poissons au lac. Témoins ces deux belles arcs, relâchées en pleine santé lundi dernier 6 septembre. Pas à la mouche cette fois mais à l’ondulante, avec un pic d’activité le matin vers 09h30, un leurre à dominante argenté et rouge ramené à pas lent pour qu’il évolue près du fond.

Encore une semaine et le lac sera livré exclusivement aux moucheurs pour 6 semaines jusqu’au 31 octobre. D’ici là la météo aura le temps de changer avec, on l’espère, deux ou trois bons épisodes pluvieux pour mettre tout le monde d’accord.

(Images : Eddy)

Adhésions & vente de permis : l’Elorn gagne en sociétaires.

A une semaine de la fermeture de la pêche en rivière, un point sur nos adhésion. En mai dernier nous constations déjà une pente favorable pour ce qui est du nombre de sociétaires et de permis de pêcher sur notre domaine. La suite de l’année a confirmé la tendance malgré l’adversité. Information plutôt réjouissante, la durée de pêche a tendance à s’allonger pour les cartes à durée limitée. Explications.

Tout d’abord convenons qu’avec 5 vagues de chaleur la pêche a été pénalisée par des températures excessives. Passés les 28°, les pêcheurs se sont faits rares et les truites de l’Elorn se sont mises elles aussi au repos, actives en matinée, somnolentes en après-midi, irrégulières le soir. Pas vraiment une surprise malgré un étiage confortable, la température de l’eau dépassant les 20°. On peut juger qu’une trentaine de jours ont été neutralisés et après un départ de la saison en fanfare dès le mois de mai les choses se sont compliquées.

Néanmoins nous avons gagné 13% d’adhérents annuels avec 261 permis contre 231 l’année dernière. Les cartes Découverte Jeune ont fait un bond de 16% passant de 137 à 159 jeunes pratiquants; nous avons également gagné 3 adhérentes avec 20 cartes Découverte Femme.

Tout aussi intéressant à décrypter est la perte de 75 cartes journalières soit une baisse de 10.6%, de 708 à 633. Mais, à vrai dire, celà ne nous inquiète pas car, dans le même temps, nous avons gagné 20 cartes hebdomadaires à 180 au total soit +12.5%. Nous pensons qu’il y a eu un report des cartes journalières aux cartes hebdomadaires, signe que la pêche a donné satisfaction.

Le total provisoire pour cette étrange saison 2026 est de 1.335 cartes toutes options confondues contre 1.340 l’année dernière. Mais il nous reste encore un mois et demi de pêche sur le lac du Drennec ceci jusqu’au 31 octobre. Exclusivement à la mouche et sur des truites que le rafraichissement de l’atmosphère va régulièrement remettre en activité.

(Images Emma, Ewan, Roland)

Le château d’eau du Finistère désormais épandable… ou la bêtise comme mode de gouvernance.

La rumeur courrait depuis le printemps mais personne n’y croyait vraiment : première canicule dès le mois de mai, suivie par deux autres en juin et encore par deux autres en juillet – août avec comme corollaire une sécheresse jamais vue mettant en péril à la fois la quantité et la qualité de l’eau disponible en Finistère. Cette rumeur d’un déclassement des communes du haut- bassin de l’Aulne était sûrement une fake news répandue par des complotistes alcooliques, insomniaques et malveillants. Tôt ou tard le bon sens prévaudrait.

Eh non. Les communes de Berrien, Botmeur, Brasparts, Brennilis, la Feuillée, le Huelgoat, Loperec, Plouyé et Saint-Rivoal sont désormais épandables pour les excréments de porcs et autres lexiviats. La FDSEA du Finistère saluant la décision du Préfet du Centre – Val de Loire, coordinateur de l’action de l’Etat pour la grande région hydrologique Loire – Bretagne, comme une « première reconnaissance des efforts réalisés » mais considérant cette mesure comme « insuffisante« . Excusez du peu.

L’idée que cette partie de la Bretagne, entre bocages et vallées, entre traces d’une très ancienne occupation celte et reliefs somptueux, entre chemins creux et biodiversité exubérante, entre forêts et rivières torrentueuses soit une des plus patrimoniale du pays ne semble pas avoir effleuré nos agroindustriels et leurs sicaires étatiques.

L’idée qu’il y ait une très forte opposition locale, que l’établissement public d’aménagement et de gestion du bassin versant de l’Aulne ait exprimé une opposition unanime, que l’ensemble des maires ait exprimé son rejet de cette mesure, que la députée Melanie Thomin se joigne à l’indignation générale ne semble pas avoir été prise en compte par le préfet basé à Orléans.

Plus que jamais le lobby agroindustriel impose sa loi à l’ensemble de la société au mépris de la santé publique et des conséquences du changement climatique.

Les organisations professionnelles agricoles se plaignent de l’agri-bashing mais elles sont les premières à violenter l’ensemble du corps social et à faire, avec la complicité d’un Etat qui semble sans boussole, du déni démocratique un mode de gouvernance.

L’AAPPMA de l’Elorn exprime toute sa solidarité aux habitants, aux paysans qui savent travailler sans polluer, aux pêcheurs de l’Aulne et de ses affluents, aux maires et aux structures de coopération intercommunale.


Elle se joindra aux initiatives qui pourront être prises au cours de ces prochaines semaines.

Rivière : la fin de l’été se fait attendre !

Voici une dizaine de jours on se disait que ça y était et que ces périodes de temps terriblement chaud et sec étaient terminées. On espérait que ces deux coups de pluie de la fin août n’étaient que l’avant-garde de séquences de précipitations plus étoffées.

L’utilisation d’une canne de 6.6 pieds est un atout pour la Haute-Elorn.

Faux espoir. Les nuits sont certes plus longues et plus fraîches, les prairies reverdissent, l’Elorn est a 16.5 – 17° au niveau de la Roche Maurice mais ce n’est pas encore ça. On est encore a 25 – 27° en journée et les maigres pluies n’ont fait qu’éviter le désastre sur les affluents. La nature attend, elle aussi, la fin de cet été terrible.

L’Elorn en amont de Sizun. Un niveau d’eau très correct.

La pêche en rivière s’en ressent malgré un niveau d’eau correct. Elle est difficile et il faut une bonne dose d’observation pour tirer son épingle du jeu.

Il est toujours possible de tomber sur un poisson en poste.

A la mouche, les sedges et les artificielles bien fournies (Adam’s par exemple) fonctionnent plutôt bien. Mais le pêcheur attentif constatera que les truites en poste sont sur un régime éclectique : coléoptères, chenilles… Étrangement, en ce moment, la nymphe ne fait pas la différence.

Chenilles sur feuille de noisetier.

L’ultra-leger permet de faire bouger quelques poissons situés dans les coudes les plus profonds de l’Elorn.

Cette truite matinale a été séduite par une cuillère.

Quant aux heures les plus favorables, l’activité est peu intense mais régulière le matin entre 9 heures et midi. Lente et ponctuelle en après-midi. Aléatoire en soirée. Cette fin d’été brouille les cartes mais il y a du poisson à faire.

Les jours qui s’annoncent vont être plus humides mais on attend toujours la semaine a 30 ou 40mm qui ferait beaucoup de bien. Et on l’espère d’ici le 20 septembre !

(Images Nico, Renaud)

Succès des mercredis du Lapig ! Le bilan des vacances…

Cette année notre association a été particulièrement active à Landivisiau pour initier les jeunes filles et garçons de la commune à la pêche.

Durant 5 mercredis entre les 15 juillet et 12 août pas moins de 40 enfants ont suivi les « mercredis du Lapig » organisés entre 14h et 16h00 à la demande de la municipalité. Ceci parfois sous un soleil de plomb.

Bien évidemment l’AAPPMA de l’Elorn, sur coordination de Gérard Sponnagel, a mobilisé ses adhérents en renfort à raison d’un adulte pour 3 à 4 enfants : Alain, Christophe, Renaud, Yann et Yves sont venus encadrer les groupes et repondre aux mille et une questions.

Déplier les lignes, escher les hameçon, régler la profondeur de pêche, prodiguer les conseils mais aussi démêler et réparer les lignes et évidemment décrocher les rotengles, goujons et vairons qui s’étaient laissés prendre.

Ces sessions ont aussi été l’occasion d’expliquer le fonctionnement de l’Elorn des sources jusqu’à la mer et de commencer à développer un rapport intime à la nature.

Combien, parmi ces enfants, retrouverons nous le long de notre rivière d’ici une dizaine d’années ? Il est encore bien trop tôt pour le dire. Mais ce qui est sûr, à voir leur enthousiasme et leur assiduité, que certains d’entre elles et eux seront nos futur.e.s sociétaires.

La bonne nouvelle du week-end… les farios du Drennec ont passé l’été !

Si la bonne santé des arcs-en-ciel du lac ne souffrait pas de doutes depuis une semaine, ce n’est pas sans appréhension que nous guettions la réapparition de la population des truites farios du Drennec.
Infiniment plus sensibles aux eaux trop chaudes, plus demandeuses en oxygène et donc en eaux fraîches, nous nourrissions de lourdes inquiétudes. Avaient elles survécu à 5 vagues de chaleur et une sécheresse historique ?

Eh bien depuis ce week-end du 29 – 30 août, ces inquiétudes ont été en partie levées car il y a eu du reuz sur le lac.

Samedi matin puis de nouveau le dimanche les chasses sur les rotengles et les vairons ont été régulières et fréquentes à quelques mètres du bord. L’essentiel était le fait d’arcs, bien réparties sur l’ensemble du plan d’eau, que des températures plus clémentes encourageaient à rompre le jeûne estival. Elles se sont données à cœur joie sur les imitations de nymphes, chironomes et poisson- fourrage (streamer).

Les 30 à 40 pêcheurs qui ont fréquenté le Drennec ces samedi & dimanche n’ont pas fait le déplacement pour rien. L’activité a été régulière.

Mais ca y est on est fixés. Une partie significative des truites farios semble avoir passé l’été et est de nouveau en chasse. Pour preuve au moins 3 captures ont été enregistrées et remises à l’eau. Une heureuse confirmation que nous n’attendions pas de si tôt !

Elles sont certes maigres et ont sans doute passé un été inconfortable, calées au fond avec une dépense minimale d’énergie. Mais de l’avis même de l’heureux auteur de ce cliché qui en a pris deux, elles sont reparties en pleine forme.

La souche s’est maintenue mais semble fragilisée. Elle doit etre protégée. C’est là tout le bien-fondé de notre politique de no-kill des farios du lac du Drennec.

(Images Lucas, Jérôme, Michel)

Drennec : confirmation d’un retour en forme.

Il ne pleut toujours pas assez mais ça va mieux et ça commence enfin à sentir très sérieusement la fin de l’été.
Les fondamentaux ont changé. On est passé d’un temps chaud à matin tiède à un temps tiède à matin frais. L’air est également plus humide, même lorsqu’il ne pleut pas. L’hydrométrie de l’air s’est elle-même ajustée.

Sur la rivière, les phryganes (sedge) ont refait leur apparition avec quelques éphémères à tonalité claire. Le coup du soir du jeudi 27 août a été massif. Les truites tapaient à noyer sur des émergentes juste sous la surface.
Clairement ces prochains jours pourraient,  sur l’Elorn, prodiguer de belles surprises à l’occasion de toute variation de conditions liée à un coup de pluie.

Le basculement de saison est spectaculaire sur le Drennec. Voici 10 jours nous nous inquiétions de la température du lac et son impact sur la population de salmonidés lacustres. Depuis une semaine nos craintes ont été levées, le nouvel épisode pluvieux de ce samedi 29 août éloignant le spectre d’un désastre. Toutefois la situation reste néanmoins sous observation vigilante. On n’est pas sorti de l’auberge, la nature a toujours très soif.

Comme il était annoncé, le lac s’est bel et bien réveillé depuis une semaine, ces tout derniers jours en apportant la confirmation. On va être clair : la pêche est de nouveau bonne, l’effectif a bien résisté, l’activité a franchement repris.

Quelques observations très récentes et susceptibles d’évoluer pour bien négocier cette reprise ou une prise de contact avec les truites du plan d’eau de 110 hectares. Contrairement à la rivière, sur le Drennec les truites ont été actives en après-midi, se calmant à l’arrivée du soir.

Elles sont notamment montées sur tant sur les nymphes casquées que sur des imitations de poisson – fourrage.

Relativement lourd, conjugué à une soie flottante, ce streamer travaille à quelques centimètres sous la surface. Une bonne martingale mais on sait aussi que les truites du Drennec sont connues pour être fantasques et ouvertes à l’innovation !

D’autres approches seront à tester d’ici le 31 octobre. Encore deux mois pleins qui repoussent la fermeture jusqu’au cœur de l’automne.

En attendant, les pêcheurs éclectiques ne manqueront pas non plus la journée du dimanche 30 août en rivière. Après ce nouveau coup de pluie, les conditions pourraient être intéressantes.

(Images : Jérôme).

Le Drennec sort enfin de sa sieste, sans casse…

Rappel des règles de base pour la pêche au Drennec.

On ne va pas vous raconter de salades, on a serré les fesses tout au long ce crash-test estival pour le lac du Drennec.
Heureusement qu’il avait abordé le mois de mai plein à raz bord.

Dès le mois de mai les truites avaient rejoint les profonds et il fallait déployer une habileté certaine pour les débusquer (actu du 6 juin « Voir, juger, agir : le Drennec par temps de chien »). Les quatre vagues de chaleur suivantes (jusqu’à 41° le jour, 22° la nuit à Sizun) ont fait monter la température de la couche d’eau supérieure à 24°. Les truites ont donc de nouveau sondé pour trouver des eaux fraîches en profondeur. Elles se sont probablement mises en mode « économie d’énergie » avec comme conséquence un fort ralentissement de l’activité.

En cette fin août les conditions changent enfin avec un petit coup d’eau, le retour d’un régime plus océanique et des nuits plus longues et plus fraîches (entre 11 et 13° la nuit à Commana)… et il n’en fallait pas plus pour sortir le lac de sa sieste. Bonne nouvelle il n’y a pas eu de casse et les arcs affichent une mine superbe. Les farios sont encore calées au fond.

Les arcs en ciel sont de nouveau actives…

La pêche en après-midi et en soirée a été contingente des vents. Les périodes plus calmes ont permis de chasser le gobage en mouche sèche car oui, les arcs ont repris leur activité sur les chironomes.

Les séquences plus venteuses ont justifié l’usage de streamers avec des montages assez créatifs comme par exemple l’usage d’une potence équipée d’un chiro à 80cm du streamer en pointe. Le tout sur une soie flottante de 8.

Une belle fario de fin de saison (octobre 2025)

Les jours et les semaines et les deux mois qui s’annoncent verront une remontée en puissance de la pêche a la mouche sur le lac qui ferme, on le rappellera, le 31 octobre, avec une pêche a la mouche comme seule méthode autorisée à partir du 21 septembre (fin de la pêche en rivière).

6 semaines de bonus à un moment où tout concoure pour rendre la fréquentation du lac extrêmement attrayante notamment depuis la seconde quinzaine de septembre jusqu’à la fermeture : truites souvent très actives, lac intégralement dévolu aux passionnés du fouet et toujours ce cadre somptueux qui se parera au fil des semaines des couleurs de l’automne.

(Images Michel et Franck)