Un rappel pour celles et ceux qui ne l’avaient pas mis à l’agenda. Dès demain ça va parler saumon sur les bords de l’Elorn.
. Jeudi 21 mai à 18h00 au Family de Landerneau : conférence « les poissons migrateurs, bientôt une légende ? » avec notamment Jean-Yves Kermarrec, Président de notre association.
. Samedi 23 mai matin & après-midi « balade dans le sillage des poissons migrateurs », journée portes ouvertes de l’équipement de Kerhamon avec la présence des adhérents et des professionnels de notre AAPPMA.
Notre parti pris est évidemment de rendre ces moments aussi didactiques et concrets que possible.
. D’une part l’AAPPMA a la chance d’avoir capitalisé une mémoire sociale considérable sur la pêche du saumon sur l’Elorn. Sa vocation est aussi d’expliquer les enjeux symboliques et anthropologiques de la conservation des espèces migratrices.
. D’autre part sa finalité est de promouvoir une pêche de qualité dans un environnement sain sur les rivières et affluents dont elle a la charge. La journée du 23 sera aussi l’occasion de prendre contact pour qui veut explorer cette discipline bénéfique tant pour le corps que l’esprit.
Par le projet qu’elle porte notre AAPPMA s’inscrit pleinement dans les débats de la Cité.
Soyez attentifs en effet car cette période de temps frais touche à sa fin.
Nous sortons d’une période plus difficile d’une dizaine de jours. Des vents instables, des températures nettement au dessous des moyennes, peu de pluie mais des conditions parfois rudes, notamment le jeudi 14 mai avec un maximum de 10° et même de la grêle.
La pêche sur le lac du Drennec n’a été correcte que le matin tôt avec un fort ralentissement de l’activité à partir de 10h00 et ponctuellement une reprise avec la tombée de la nuit. Il fallait s’accrocher.
Pour la rivière l’activité à été bien moins médiocre que ce qui était attendu. Elle a même été bonne sur l’ensemble du cours du domaine de pêche à condition d’être au bord de l’eau à partir de 16h00 jusque 21h00.
La raison en est simple : plusieurs familles d’insectes d’eau étaient présentes en même temps : éphémères, trichoptères, perlidés… et malgré le temps frais tirant sur le froid, les truites semblaient avoir oublié l’adage « vent du nord, rien ne mord« … Y compris ce spécimen magnifique de 40cm environ pris sur le cours moyen ce dimanche 17 mai vers 17h00 et qui montait sur des mouches de mai.
A partir du 20 mai c’est le retour de conditions plus clémentes. Les températures vont prendre l’ascenseur.
La fin de semaine et celle d’après pourraient donner des conditions d’anthologie : temps couvert et tiède pour commencer. Pluie et de nouveau temps tiède durant le week-end. Temps plus chaud et lumineux ensuite. Ceci alors que le végétal explose et que tous les insectes sont de sortie.
Les pêcheurs avisés prendront un peu de temps ces mardi et mercredi pour affûter leur matériel et feront leur possible pour être au bord de la rivière en seconde moitié de semaine. Notre anticipation est une activité aussi continue que soutenue tout au long de la journée.
Il ne faut pas être grand clerc pour anticiper que de très beaux poissons vont peupler nos souvenirs et en appeler d’autres. Nous entrons de plain pied dans l’apogée de la saison.
Autant vous le dire, les truites du lac du Drennec sont des chipies ! Sans doute les températures nocturnes (7°) et diurnes (14° à 16h00) en plus de la rareté des insectes habituels (chironomes, bibios, olives) les avaient mises de mauvaise humeur, les contraignant à monter sur de petits coléoptères.
Pourtant la vingtaine de passionnés de l’Association Bretonne de Pêche à la Mouche (ABPM) rassemblés ce dimanche 17 mai ont déployé des trésors d’habileté pour les séduire. Ils avaient avec eux un professeur d’élite, Jean Decroix, champion de France et d’Europe de lancer longue distance.
Car la double traction (double haul) est tout un art qui tranche avec les habitudes de lancer court et tendu de la rivière. Geste ample sur canne de 9 à 10 pieds, soie plus lourde de 6 à 8, coordination psychomotrice avec une main qui accélère la vitesse de la soie à la fois vers l’arrière et vers l’avant, finale bras tendu pour gagner encore un peu de distance et la zone des 20 mètres et plus. Tout un apprentissage.
Pour cette séance, seule une vingtaine de poissons ont été épuisés et remis à l’eau.
Toutefois, au delà de l’acquisition d’une nouvelle technique qui s’adressera autant aux truites qu’aux bars, le plus important était de se retrouver dans le paysage exceptionnel de ce lac niché aux pieds des monts de l’Arrée ceint de bois et de bocages.
Le plus important était d’accueillir les nouveaux adeptes de la pêche à la mouche et de les intégrer dans la confrérie de l’arabesque. Le tout sous l’œil bienveillant des administrateurs de notre association ravis d’accueillir leurs hôtes.
Et puis comme l’a conclu Roland Coat, président de l’ABPM (et lui aussi administrateur de l’AAPPMA de l’Elorn), la pêche dans ce milieu sauvage n’est pas une science exacte et au moins tous auront appris ou amélioré leur lancer. Ils auront aussi passé ensemble une journée qui s’est terminée un peu trop vite.
Ce mardi 12 mai le thème choisi par le Conseil de Développement du Pays de Brest était « eau et changement climatique » et pour ce faire il avait choisi d’inviter quatre conférenciers. Thierry Burlot, Président du Comité de Bassin Loire-Bretagne, Jean-François Menez Directeur de l’innovation et de la RSE pour Eaux du Ponant, Thierry Patris expert géologue et Renaud Layadi vice-président de l’AAPPMA de l’Elorn.
L’objectif était de faire le point sur les impacts du changement climatique à l’échelle de notre bassin versant (l’Elorn alimente Brest en eau), de l’Ouest de la Bretagne et de la région dans son ensemble.
Les échanges ont mis en évidence que la situation s’était considérablement tendue. Si historiquement l’enjeu en Bretagne était (et l’est toujours) qualitatif (nitrates, pesticides…), les sécheresses récurrentes, la nature géologique du sous-sol, l’augmentation de la population et l’évolution des modes de vie et de production font que désormais nous sommes aussi face à un enjeu quantitatif. Et ça, c’est nouveau.
Evidemment on ne pouvait éviter d’évoquer le rôle de l’agriculture. Elle aussi va devoir s’adapter et il est douteux que la mise en place de grands élevages fortement consommateurs d’eau puisse résister aux effets du changement climatique. En outre, tôt ou tard, eux-aussi devront se soumettre à l’Etat de Droit en déclarant leurs prélèvements. Alors qu’à chaque sécheresse le péril se fait toujours plus imminent il est incroyable de constater qu’une partie importante des pompages se fait sous le radar. Cette transparence d’utilisation d’un Bien Commun de la Nation n’est pas négociable et c’est ce que notre association défend depuis des années. Tout reste à inventer en agriculture.
L’AAPPMA est restée tout aussi ferme sur ses positions et sur la revendication de sa légitimé. C’est bien le monde associatif et en premier lieu des Associations Agrées de Pêche et de Protection des Milieux Aquatiques qui veille sur l’état des rivières. De fait leur souhait de voir une remise en place d’une maillage bocager fonctionnel et un ralentissement du métabolisme de l’eau correspond à une observation attentive, quotidienne et ancienne du fonctionnement du bassin versant. Sa défense opiniâtre de la qualité de l’eau et les plaintes qu’elle dépose à chaque pollution n’est ni plus ni moins que la vocation inscrite dans sa dénomination et décidée par le législateur.
Reste bien évidemment à savoir comment cette séance de travail, rassemblant de nombreux élus, sera valorisée dans les politiques locales. On verra. Il est néanmoins intéressant de pouvoir continuer à dialoguer avec les autres acteurs du Pays de Brest.
Par le projet qu’elle porte notre association s’inscrit pleinement dans les débats de la cité.
Conformément à ce qui avait été anticipé, cette semaine est plus critique. Les vents se sont calés au Nord et les températures ont chuté largement en dessous des moyennes de saison. 9.5° en fond de vallée à 14h00 le jeudi 14 mai, averse de grêle vers 17h00.
Sur la rivière principale les conditions de pêche à la mouche sont devenues plus difficiles avec des éclosions assez timides, limitées à quelques séquences courtes et qui ne mettaient les truites en poste qu’en pontillés. Il fallait être là au bon moment pour être récompensé. Le parcours mouche s’est notamment animé entre 16h00 et 20h00. La nymphe a donné quelques résultats ponctuels mais généralement des poissons plus petits. Enfin de fortes rafales d’un vent froid contrariaient le vol de la soie sur la rivière. Dur.
Mais ces conditions peu confortables n’ont pas fait que des malheureux. Pour qui choisissait de sortir le matériel de lancer ultra-léger pour arpenter les affluents de l’Elorn, alors de belles séances se profilaient.
La Dour Kamm ou encore le Quillivaron mais également en Penguilly ou le Stain sont les meilleurs affluents avec toutefois une mention spéciale pour le Quillivaron et son parcours de Sainte-Anasthasie, sainte miraculeuse réputée amener le succès aux examens (c’est de saison !). Bien avant, alors que le christianisme n’avait pas encore remplacé la religion polythéiste d’origine, cette fontaine était l’antre d’une divinité sensée favoriser les grossesses.
Ce parcours, à partir de Traon Louarn, dure 4 à 5 heures environ. Il est exploitable dans son intégralité au lancer léger mais est aussi praticable à la mouche pour autant que la canne soit inférieure à 7 pieds. Le fond de vallée est constitué de prairies, zones humides et terrains hydromorphes avec quelques friches ça et là.
La population de truite d’une densité très étoffée est constituée essentiellement de sujets de 18 à 24cm avec ponctuellement des spécimens qui atteignent les 28 – 30cm. Au delà c’est l’exception et un signe d’un destin assez miraculeux car la loutre est bien présente sur le parcours et doit prélever son du.
Les affluents de l’Elorn sont certes moins connus que la rivière principale mais offrent un potentiel extraordinaire, ceci en plus de leur intérêt paysager, faunistique et floristique. Ils prennent très bien le relais lorsque les conditions sont moins favorables et en été, lorsque le soir tous les poissons sont dehors, permettent des séances somptueuses.
Ce ne sont pas les plans B de la pêche sur l’Elorn mais bien les plans A-bis.
. Jeudi 21 mai, 18h00 – Salle le Family – Landerneau – Conférence « Les poissons migrateurs ; bientôt une légende ? » avec la participation de l’AAPPMA de l’Elorn
. Samedi 23 mai, toute la journée, portes ouvertes à notre équipement de Kerhamon. Equipement de suivi des migrations co-géré par l’AAPPMA de l’Elorn et la Fédération de Pêche du Finistère.
On aurait aimé que ces événements consacrés au saumon dans le cadre de la journée mondiale « We are river people » (nous sommes le peuple de la rivière) se déroulent dans un contexte plus optimiste.
On aurait aimé pouvoir annoncer que le 300ème saumon de printemps venait de franchir la passe de Kerhamon, qu’une fois atteinte la barre des 450 fin mai ça se calmerait et qu’à partir de fin juin, l’avant-garde de 1.500 castillons pointerait à son tour son nez.
On aurait aimé évoquer ces fins de journées au parcours mouche où nous nous retrouverions pour parler du monstre qui avait cassé la ligne au terme d’un rush puissant.
On aurait aimé nous donner rendez-vous au bistrot pour enregistrer les prises et mentir un peu, entre deux éclats de rire, sur la taille du saumon pris la veille.
On aurait aimé célébrer cette complicité et cette sociabilité qui tisse ces liens entre passionnés et contribue, à son échelle, à une cohésion sociale aussi vivante que notre rivière.
Mais la réalité, hélas, est toute autre et le thème de la conférence « Les poissons migrateurs ; bientôt une légende ? » parle de lui-même.
Plus que jamais nous sommes déterminés à faire mentir ce titre. Plus que jamais nous refusons de parler au passé pour choisir le futur.
Dans le cadre de la Fête de la Nature, événements co-organisés par les villes de Landerneau, Plouedern, l’OFB, la Fédération départementale de pêche, Bretagne Grands Migrateurs, Atlas de la biodiversité communale de Landerneau, Worl fish Migration Day et bien sûr l’AAPPMA de l’Elorn.
Longtemps le terme « mouche de mai » a été une curiosité sémantique. Cette famille de grands éphéméroptères n’apparaissant chez nous qu’en juin jusque la mi-juillet. Cette année leur survenance est particulièrement précoce et les premières éclosions ont fait leur apparition depuis une dizaine de jours. Elle scande l’entrée dans le deuxième printemps qui marque l’apogée de saison la pêche à la mouche.
L’Ephemera Danica, celle qui est la plus commune, est une composante importante des apports en protéines de l’ensemble des habitants de l’Elorn et de ses affluents. Truites évidemment puisque des types spécifiques de mouches artificielles ont été développés depuis le 19ème siècle mais également bergeronnettes, pouillots et autre traquets.
Mais la mouche de mai intéresse aussi d’autres insectes et notamment la grande famille des Odonates dont fait partie cette Demoiselle. Une photo prise par Nicolas Rabant sur le parcours mouche le 11 mai.
Fréquenter une rivière c’est en prendre soin mais aussi saisir le moment exact où la nature s’exprime. Y compris dans ses moments les plus tragiques…
Déjà deux mois depuis l’ouverture et une occasion pour évoquer nos tableaux de bord et plus particulièrement l’état de nos effectifs. Autant vous le dire, l’année 2026 commence plutôt bien.
Notre comptabilité est segmentée en 6 catégories. Les cartes annuelles, les cartes annuelles femmes, les cartes annuelles mineurs, les cartes annuelles moins de 12 ans, et enfin les adhésions hebdomadaires et journalières. Globalement, par rapport à la même date l’année dernière, nous enregistrons une augmentation de 1.8% de nos effectifs à 782 membres.
Une satisfaction tout d’abord avec un accroissement de 13% des cartes annuelles plein tarif à 241 contre 218 à la même date en 2025. On espère continuer sur cette lancée et c’est une belle reconnaissance pour le travail accompli par l’équipe de professionnels, le conseil d’administration dans son ensemble et ses compagnons de route. Cela montre aussi l’implication de tous à la conduite de l’AAPPMA de l’Elorn.
Pour le reste nous gagnons également des adhérentes (on passe de 14 à 18) et c’est un segment que nous aimerions développer, ça monte aussi chez les mineurs (de 59 à 64) et en cartes hebdomadaires (66 à 70).
Côté pertes, celles-ci sont restreintes ou explicables. Chez les moins de 12 ans on perd trois cartes de 87 à 84 mais ce n’est pas vraiment significatif. Notre plus gros déficit est sur les cartes journalières avec une contre-performance de 18 unités. Mais là encore, une explication s’impose comme une évidence : l’année dernière ce segment avait été dynamisé par l’organisation du Championnat de France pêche à la mouche en lac. Avec évidemment l’acquisition de cartes journalières par les compétiteurs.
Reste l’objet de toutes nos attentions : la population piscicole de l’Elorn.
Nous serons amenés à faire un point sur les remontées de saumon au cours de ces prochains jours mais il n’y a pas de miracle. L’espèce est bien plus que menacée; elle est en voie de disparition. Les causes sont multiples en mer mais les filets posés dans l’estuaire de l’Elorn sont une pression à la fois navrante et inacceptable et ont comme effet de faire disparaitre les rares spécimens qui avaient bravé tous les périls. La migration de l’alose a débuté plutôt bien et tout à fait dans les temps avec quelques douzaines enregistrées à la passe de Kerhamon. La truite de mer commence aussi à pointer timidement son museau mais il faudra attendre encore quelques semaines pour avoir une idée plus nette.
Et puis évidemment la truite fario est fidèle au poste avec une population toujours aussi consistante et répartie depuis le centre ville de Landerneau jusqu’aux ruisseaux les plus amont. Le gros de la population est dans la fourchette de 24 – 28cm mais la pratique du no-kill et la restriction du nombre de poissons gardés à 3 par jour permet de toucher régulièrement des farios de 30cm+ voire 40 – 45cm. Pour le moment ces plus gros sujets restent toutefois exceptionnels.
Cette semaine va être un peu plus compliquée en rivière avec des vents secs et aigrelets le matin accompagnant une chute des températures. Il se peut que l’Elorn s’assoupisse quelques jours tant que les vents sont calés à l’Est. La bonne solution pourrait être de se replier sur le lac. L’autre possibilité est d’arpenter les affluents principaux et de pêcher en pleine après-midi – idéalement vers 16h00 – lorsque les insectes sont de sortie. Pas du coup du soir à attendre mais la pêche n’est heureusement pas une science exacte.
En revanche, si à partir du 20 mai comme les prévisions météo semblent l’attester, le mercure remonte et tutoie les 20 – 24°, ceci après une période fraîche, les conditions en rivière comme en lac vont de nouveau devenir excellentes.
Mais d’ici là, on aura le temps de faire le point.
Un grand plaisir en effet de fréquenter l’Elorn et ses tributaires qui sont entrés en ébullition, ceci conformément à ce qui avait été anticipé dans notre actu du 29 avril. Après quelques jours de temps lumineux et chaud est arrivée une séquence plus tiède et plus humide. La truite fario a montré un enthousiasme un peu irrégulier mais souvent soutenu. Un bonheur pour celles et ceux qui étaient là au bon moment.
Sur la rivière principale l’activité a été constante tout au long de la journée avec toutefois des niveaux d’intensité variable. Une activité assez inorganisée en matinée. Une accélération modérée et continue en après-midi. Une nette intensification à partir de 19h30 pour de nouveau ralentir sérieusement à partir de 21h00. Si coup du soir il y a pu avoir, les truites ne sont pas encore à l’heure espagnole. Elle se couchent tôt. Il n’y a pas eu de temps mort et pour qui avait choisi de passer la journée au bord de l’eau, le temps est passé très vite. Le seul moment où l’activité s’est nettement ralentie était sous l’orage.
La nymphe a été plus régulière que la mouche sèche. Des conditions assez typiques pour un début de second printemps et qui préparent la montée en puissance de la rivière qui atteindra son apogée à partir de la fin mai et durera jusqu’à la première quinzaine de juillet.
La plupart des familles d’insectes liés à la rivière sont désormais de sortie. Les mouches de mai de type Danica sont déjà bien présentes sous forme de sub-imago, d’imago et de spent. A ceci il faut y additionner les perles, les trichoptères et de petites éphémères grisâtres présentes dès 10 heures. On n’omettra pas la cohorte des chenilles et autres coléoptères qui se nourrissent des jeunes pousses de saules, aulnes et noisetiers ou encore les hyménoptères sur les plantes à fleur. Bref la vie émerge du dessous des pierres, des bancs de vase et de renoncules ou dégouline des arbres.
Du côté des tributaires principaux de l’Elorn, la pêche a déjà atteint un bon rythme de croisière. Les quatre derniers hivers ont été bien arrosés et ces ruisseaux-pépinières ont fait le plein de truites qui ont pu exploiter l’essentiel de leur chevelu pour pondre. Bon nombre d’entre elles ont rejoint la rivière principale mais la Dour Kamm comme le Quillivaron, le Stain ou le Penguily ont manifestement pu retenir une partie de l’effectif. Ces ruisseaux ne sont pas à négliger. Les poissons sont néanmoins plus petits mais très nombreux en postes comme en densité.
Ces prochains jours vont présenter une situation météorologique atypique. Les température vont chuter pratiquement de moitié par rapport à celles de début mai avec parfois un fort vent d’Est. Logiquement l’activité en rivière devrait se calmer avec une réduction de la présence des insectes aériens. Et dans ce cas les pêcheurs de l’Elorn ont une arme secrète : le lac du Drennec !
C’est toujours un plaisir d’accueillir des amis pour une de leurs sorties annuelles. Le dimanche 17 mai l’ABPM sera sur le lac du Drennec pour la journée. L’ABPM (site internet abpm-asso.fr, mail ) a été créée en 1995 et quelques uns de ses membres les plus éminents sont adhérents de l’AAPPMA de l’Elorn.
Pour les habitués plus ou moins réguliers du lac, concentrer sur quelques heures quelques dizaines de pêcheurs est toujours intéressant. Diversité des approches, diversité du matériel, diversité des mouches, nymphes, streamers utilisés avec cette année une guest star : Jean Decroix, champion d’Europe et de France du lancer longue distance et artiste de la double traction ! Autant vous dire que ça va être spectaculaire et très instructif.
Et puis l’ABPM c’est aussi une bande de copains qui partagent la même passion et qui adorent être ensemble. En somme, pour les non-adhérents c’est aussi l’occasion de rencontrer cette association et de voir comment ses membres se confrontent avec des truites qui sur cette pièce d’eau de 110 hectares n’en font qu’à leur tête et où chaque poisson se mérite.
Bienvenue à l’ABPM ! Bienvenue chez nous, vous êtes ici chez vous !
L’ABPM organise une sortie de pêche de la truite du bord au lac du Drennec le dimanche 17 mai 2026.
Les inscriptions se font par e-mail sur la boîte de L’ABPM :avant le 14 mai.
Vous devez être obligatoirement en possession de la carte de pêche 2026 de l’AAPPMA de L’Elorn, l’association étant non-réciprocitaire et d’un carnet de capture, téléchargeable sur le site de l’AAPMA de l’Elorn:
Vous y trouverez également toutes les informations et réglementations utiles à la pratique de la pêche sur le lot de l’aappma de l’Elorn.
Le rendez-vous est fixé à 08h30 sur le parking du parcours mouche.
Nous nous dirigerons vers les lieux de pêche après les informations d’usage.
Dans le but de préserver les poissons, et pour montrer l’exemple, lors de notre sortie, l’épuisette est obligatoire et les hameçons sans ardillon.
Les cannes de réservoir sont de 9 à 10 pieds, les soies flottantes ou intermédiaires de 6 à 8 (voire plongeantes), les bas de ligne de pointe de 17 à 22 centièmes selon le type de pêche , flottants, intermédiaires ou plongeants.(ceci n’étant qu’une indication).
Pour s’adapter aux circonstances, les mouches peuvent être sèches, noyées, nymphes, chironomes ou encore streamers…
Avoir un binôme pour la pêche du bord est recommandé pour amener le poisson à l’épuisette et pour la sécurité même des pêcheurs; en effet, certains secteurs du lac présentent des berges abruptes.
Lors de cette sortie, Jean Decroix, ancien champion de France et d’Europe de lancer à la mouche longue distance, vous apportera ses conseils techniques sur la double traction, très utile pour gagner ces quelques mètres qui font très souvent la différence.
N’oubliez pas votre casse-croûte du midi. Le café du matin et l’apéritif du midi sont offerts par l’ABPM.
A très bientôt. Bien cordialement.
Roland COAT ABPM
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